Cheval & Cie 2027 : Sorel-Tracy accueillera un rendez-vous majeur du monde équin
Le salon Cheval & Cie tiendra sa deuxième édition les 7 et 8 mai 2027 dans les installations de la Société d’agriculture de Richelieu, notamment sous l’abri Richardson, à Sorel-Tracy. Ce rassemblement de la filière équine québécoise réunira entreprises, éleveurs, professionnels et passionnés autour d’une programmation enrichie.
Sorel-Tracy, le 28 octobre 2026 — Après une première édition tenue à Saint-Hyacinthe en 2026, le salon Cheval et compagnie prendra la direction de Sorel-Tracy les 7 et 8 mai prochains. L’annonce officielle a été faite mercredi, lors d’une conférence de presse réunissant les organisateurs, des représentants politiques, des partenaires économiques et plusieurs acteurs de la filière équine québécoise.
L’événement, organisé notamment avec la participation de La Vie agricole, souhaite rassembler les différentes composantes d’un secteur qui regroupe aussi bien l’élevage et les courses que les sports équestres, la formation, les équipements et les activités récréatives.
Une industrie qui représente près d’un milliard de dollars
Yannick Patelli, de La Vie agricole, a rappelé que la première édition avait permis de relancer les échanges entre des intervenants qui travaillent souvent dans des secteurs distincts.
« Tout le monde est un peu en demande de voir cette économie prendre forme », a-t-il souligné.
Selon les données présentées par les organisateurs, la filière équine génère des retombées économiques annuelles estimées à près d’un milliard de dollars au Québec.
Au-delà des activités équestres, cette industrie soutient notamment les entreprises agricoles, les fournisseurs d’équipements, les services vétérinaires, le transport et plusieurs autres activités économiques.
Le choix de Sorel-Tracy repose notamment sur la qualité des installations disponibles au Centre Richardson, où plusieurs manèges et espaces adaptés permettent d’accueillir les différentes activités sans devoir aménager entièrement un nouveau site.
Une programmation qui prend de l’ampleur
Directeur général de Cheval & Cie, Yann Turbine a présenté les grandes lignes d’une programmation qui comprendra des conférences, des démonstrations, des kiosques commerciaux et des spectacles.
« Notre ambition, c’est d’en faire un des plus beaux salons au Canada », a-t-il déclaré.
Les installations permettront notamment d’accueillir environ 160 espaces de kiosques, répartis entre les pavillons intérieurs et les espaces extérieurs.
Le site dispose également de 69 boxes pour les chevaux, de plusieurs manèges et de deux salles destinées aux conférences.
Une partie importante des espaces commerciaux aurait déjà trouvé preneur, plusieurs exposants de la première édition ayant manifesté leur intention de revenir.
Le programme comprendra également un minicolloque organisé par l’Institut Jean-Garon, consacré cette fois au financement de la filière équine.
Le retour du Gala des arts équestres
L’une des nouveautés annoncées concerne le retour du Gala des arts équestres, qui proposera des spectacles les vendredi et samedi soirs.
Responsable de cette programmation artistique, Franck Innocenti souhaite notamment offrir une vitrine aux artistes et à la relève du spectacle équestre.
« Beaucoup de jeunes ont besoin de ça, ont besoin de scène », a-t-il expliqué.
Les spectacles miseront sur la mise en scène, l’éclairage et la participation d’artistes du milieu équestre. Plusieurs noms seraient déjà confirmés, mais la programmation complète sera dévoilée ultérieurement.
Les chiens rapporteurs s’invitent au salon
Autre nouveauté, une section canine permettra aux visiteurs de découvrir différentes races de chiens rapporteurs et d’assister à des démonstrations de dressage et de travail.
François, responsable de cette nouvelle activité, a expliqué que les visiteurs pourront notamment observer des situations simulées de chasse et des exercices d’entraînement.
« On va vous montrer comment on entraîne et comment nos chiens réagissent », a-t-il indiqué.
Cette initiative s’inspire notamment de rassemblements équestres britanniques où les démonstrations canines occupent une place importante.
La Chambre de commerce veut contribuer au succès du salon
La Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST) figure parmi les partenaires associés à cette deuxième édition.
Son directeur général, Luc Martel, a souligné le caractère agricole de la région et la présence de nombreux passionnés de chevaux sur le territoire.
« À la Chambre de commerce, avec nos membres, avec tout le secteur économique, on va tout faire pour que ce salon-là reste ici et grossisse année après année », a-t-il affirmé.
La CCIST organisera également un 5 à 7 VIP le jeudi 6 mai, à la veille de l’ouverture du salon.
Cette activité permettra aux gens d’affaires de rencontrer les intervenants du secteur agricole et de découvrir certaines primeurs de l’événement.
La Ville de Sorel-Tracy accueille favorablement l’événement
Représentant la Ville de Sorel-Tracy, le maire suppléant Martin Lajeunesse s’est réjoui de l’arrivée du salon dans la région.
« On est une ville qui aime recevoir, où les gens aiment se retrouver et où on sait faire une place aux belles initiatives », a-t-il déclaré.
Il souhaite également que les visiteurs profitent de leur passage pour découvrir les restaurants, les commerces et les attraits touristiques de Sorel-Tracy.
La formation et la relève au cœur des préoccupations
Président du conseil d’administration de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), Alain Chalifou a rappelé l’importance de la formation spécialisée pour assurer l’avenir de la filière.
« Former la relève, c’est investir dans l’avenir de notre industrie », a-t-il souligné.
L’établissement offre notamment une formation collégiale en techniques équines ainsi que des formations spécialisées en massothérapie équine et en maréchalerie.
L’ITAQ participera de nouveau au salon en proposant une programmation de conférences.
L’UPA rappelle le lien entre agriculture et élevage équin
Charles-Félix Ross, directeur général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), a insisté sur les liens économiques qui unissent la production agricole et le secteur équin.
« L’élevage de chevaux, c’est de l’agriculture. Donc, c’est une partie de la filière agricole », a-t-il rappelé.
Selon les données qu’il a présentées, plus de 700 membres de l’UPA pratiquent l’élevage de chevaux, tandis que plus de 2 000 producteurs agricoles déclarent détenir des chevaux dans leur entreprise.
L’UPA renouvelle son soutien à l’événement, qu’elle considère comme une occasion de mieux faire connaître cette filière.
Un appel à une meilleure reconnaissance du secteur
Président du Jockey Club Québec, Sylvain Ddescheneuax a profité de la conférence pour dénoncer le manque de soutien gouvernemental accordé au secteur des courses de chevaux.
Il a notamment évoqué les difficultés rencontrées par les éleveurs et les propriétaires, ainsi que le recul du nombre de juments reproductrices au Québec.
« Je souhaite juste qu’on soit écouté un jour », a-t-il lancé.
Son intervention a rappelé que, derrière la passion des chevaux, plusieurs entreprises et travailleurs souhaitent obtenir une meilleure reconnaissance de leur contribution économique.
Louis Plamondon rappelle l’importance historique du cheval
Arrivé en cours de conférence après avoir quitté Ottawa, le député fédéral de Bécancour–Nicolet–Saurel–Alnôbak, Louis Plamondon, a livré un témoignage personnel sur la place du cheval dans le développement du Québec.
Évoquant son enfance sur une ferme et le travail de son père, marchand de chevaux, il a rappelé le rôle essentiel de cet animal dans les transports, l’agriculture et l’industrie forestière.
« Le cheval, c’est sans aucun doute l’animal qui a eu le plus grande importance dans notre développement économique dans notre société », a-t-il déclaré.
Le député a également reconnu que cette contribution historique et économique mériterait davantage d’attention de la part des gouvernements.
Un soutien du député de Richelieu
David Dionne, représentant le député de Richelieu, Jocelyn Desjardins, a salué l’esprit de collaboration qui anime les organisateurs.
« Le salon incarne cet esprit de collaboration », a-t-il souligné.
Il a rappelé que l’événement constitue une occasion de faire connaître les savoir-faire des producteurs, des éleveurs et des entreprises de la filière équine.
Des retombées attendues pour Sorel-Tracy
Au-delà des activités présentées, Cheval & Cie pourrait contribuer à faire découvrir Sorel-Tracy à une clientèle provenant de différentes régions du Québec.
La présence d’exposants, de professionnels, de propriétaires de chevaux et de visiteurs représente également une occasion pour les établissements d’hébergement, les restaurants et les commerces de la région.
Les organisateurs souhaitent faire grandir progressivement ce rendez-vous et en faire un événement durable dans le calendrier québécois.
Le salon Cheval & Cie se déroulera les vendredi 7 et samedi 8 mai 2027 au Centre Richardson de Sorel-Tracy. Une activité de réseautage précédera l’événement le jeudi 6 mai.
Pour plus de détails visitez le site de Cheval & Cie : www.chevaletcie.com
Source : Conférence de presse du 28 octobre 2026 et propos recueillis par Sorel-Tracy Info.














